Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant de Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

St Nazaire, terre de Résistance

1940 : la défaite, le chaos. Que faire ? Du refus, de la désobéissance à la résistance, c’est le chemin qu’empruntent les Nazairiens opposés à Vichy et à l’envahisseur.

Dès le début de l’Occupation, des personnes ont manifesté leur opposition ou exprimé leur refus par des attitudes ou des actes de désobéissance. C’était la résistance, elle n’est devenue la Résistance que plus tard, lorsque des mouvements se sont développés, structurés, lorsque des couches sociales diverses se sont reconnues dans ce mouvement et y ont contribué et lorsqu’elle s’est unifiée. Bref, lorsqu’elle est devenue un mouvement social, un phénomène historique. « La Résistance en tant qu’expression d’une force politique n’émerge qu’au début de 1942 » selon l’historien Jean-Marie Guillon et « l’expression est définitivement consacrée lorsque, en 1943, le Conseil national de la Résistance est créé ».(1)
Il faut imaginer le contexte et le climat de l’époque. 1940, la défaite, la débâcle, le chaos, des millions de réfugiés sur les routes et d’énormes illusions et malentendus, beaucoup de confusion. Pas de smartphone ni de réseaux sociaux à l’époque pour s’informer, échanger, se rencontrer. La presse est muselée ou interdite si elle n’est pas aux ordres.

Du refus à la Résistance
Du refus à la résistance, c’est le chemin qu’empruntent les Nazairiens opposés à Vichy et à l’envahisseur. En 1940, et surtout dans une ville ouvrière comme Saint-Nazaire, la porte d’entrée c’est la lutte revendicative qui permet de reprendre contact avec les travailleurs et de les réorganiser. La propagande compte aussi pour ouvrir les yeux. Elle est rudimentaire au début : papillons (on ne disait pas encore flyers), inscriptions à la craie ou à la peinture sur les murs, premiers tracts ronéotés.
Dès 1940, les premières actions contre l’occupant apportent des signaux. La Résistance a mille visages et les modes d’action sont variés : propagande, aide aux évadés, renseignement, hébergement de clandestins, de déserteurs, sabotage, francs-tireurs, maquisards, tout cela formait la Résistance.

La mémoire des 48 Otages fusillés à Châteaubriant, Nantes et au Mont-Valérien le 22 octobre 1941, puis celle des résistants fusillés à la suite des parodies de procès dits des 42 et des 16 en 1943 a éclipsé le souvenir de l’action des Résistants nazairiens. Ils ne sont pas absents de la liste des 48 : Hubert Caldecott, Philippe Labrousse et André Le Moal sont des Nazairiens, de même plusieurs FTP nazairiens figurent dans la liste des 16. A travers cet article, nous voulons faire leur place à des êtres de chair et de sang, qui ne réclamaient ni la gloire, ni les larmes mais qui voulaient vivre dans un monde débarrassé de l’oppression, de l’exploitation et de la guerre.

Le Courrier de Saint-Nazaire, hebdomadaire monarchiste, réactionnaire et Le Phare ont paru sous l’Occupation. Leurs articles sont édifiants. Ainsi, Le Courrier de Saint-Nazaire publie le 10 août 1040, un « Avis à la population », signé du maire F. Blancho, reproduisant un avis du Colonel Schirmer, commandant la Place et faisant état de coups de feu tirés le 4 août, rue d’Anjou contre des soldats allemands. Le 31 août, Joseph Montfort, contrôleur des assurance sociales, est condamné à un an de prison et 1000 F d’amende pour propagande communiste. Il aurait distribué un tract intitulé « Aux Français ». Le 13 septembre, le nommé Trigodet Joseph, d’Herbignac a été condamné à mort par le tribunal de guerre allemand et fusillé le 6 pour avoir endommagé une ligne téléphonique. Le 20 décembre, des tracts communistes ont été distribués à St Nazaire et une perquisition a permis d’arrêter Auguste Véto et de l’interner administrativement.
Le 7 mars 1941, à Batz/mer au cours d’un changement de troupes, entre le départ de l’unité relevée et l’arrivée de la suivante, les cantonnements ont été pillés par des femmes et des enfants. Le 4 avril, nouvel avis du maire F. Blancho qui oblige à enlever immédiatement toutes les inscriptions et interdit le port d’insignes gaullistes. Le 18 avril, à Trignac, des câbles ont été sectionnés. Le 15 août, dix communistes nazairiens, qui ont été arrêtés le vendredi 11 à l’aube sont conduits à Châteaubriant où existe un camp d’internement, le camp de Choisel. Le 22 août, l’agitation communiste marque une inquiétante recrudescence et tend à dresser la population contre l’occupant. Le 10 octobre 1941, il est rappelé au public l’interdiction d’écouter des émissions radiophoniques étrangères, la fenêtre ouverte, sous peine de confiscation du poste. Le 12 décembre, le gouvernement annonce que 1 850 communistes viennent d’être arrêtés en zone non occupée, arrestations qui s’ajoutent aux 11000 effectuées depuis 6 semaines dans ces milieux. Cette revue de presse est édifiante !

Par ailleurs, le Journal de marche du XXVème Corps d’Armée allemande, stationné en Bretagne relève en janvier 1941 : recrudescence des activités communistes, tract de Thorez lancé à St Nazaire. Accueil favorable de la propagande communiste auprès des travailleurs étrangers de l’Organisation Todt. Mai 1941 : intense activité de sabotage, coupures de câbles, enlèvement de matériel de transmission précieux. Des communistes se sont manifestés le 1er mai à St Nazaire. Juillet : rassemblement de 400 à 500 jeunes, femmes et enfants à l’enterrement de deux aviateurs anglais abattus ; découverte de papillons favorables à « l’ Union soviétique dans son combat contre le fascisme ». Août, découverte à St Brévin de papillons menaçant les Français travaillant pour la Wehrmacht. Novembre, arrestation à la Baule de l’Anglais Henry Brod et du Dr Dubois.
Les quelques aperçus de la Résistance nazairienne qui suivent, donnent à comprendre la diversité des formes d’action et donnent vie à des résistants trop oubliés.

L’aide aux évasions
Au cours de la débâcle, 50 000 soldats sont internés dans les camps de Savenay, Châteaubriant, Château-Bougon et les casernes de Nantes. Le Comité d’entente des Anciens combattants se charge, avec l’accord de la Kommandantur de ravitailler ces prisonniers. Sous couvert de cette activité humanitaire légale, une autre activité, illégale, se met en place qui consiste à favoriser les évasions. A Savenay, certains jours, il y a 50 évasions. En janvier 1941, les principaux organisateurs sont arrêtés, ils seront condamnés et figureront au nombre des 50 Otages fusillés le 22 octobre 1941, Marin Poirier ayant déjà été fusillé fin août.
150 soldats polonais qui cherchent à ne pas tomber aux mains des Allemands sont conduits au Croisic où des pêcheurs les conduisent sur des bateaux anglais qui croisent au large. Bohu, le passeur de Lavau, en transporte 50 sur la rive gauche de la Loire en vue de regagner la zone dite libre.

Les agents de renseignements
Le réseau Georges-France 31, est spécialisé dans le renseignement. Le Dr Mercier, au retour de démobilisation en août 1940, découvre l’Etat-major allemand installé dans sa maison. Vers la fin 1940, il est contacté et il lui est proposé de collecter et fournir des renseignements qui seraient communiqués à Londres. Il accepte et est mis en relation avec Mme Lardon. Après diverses péripéties il est arrêté sur dénonciation, emprisonné puis conduit à Paris au siège de la Gestapo où il découvre un personnage qu’il avait déjà vu chez lui et qui était donc un agent de la Gestapo chargé de surveiller les résistants nazairiens. Albert Vinçon, professeur, militant socialiste et responsable de la Ligue des droits de l’Homme est aussi membre de ce réseau, comme René Ross, professeur révoqué parce que juif, nommé chef de la Défense passive et Jean Le Netter. Ils transmettent des renseignements sur les chantiers et les mouvements de navires dans le port. La Gestapo réussit un coup de filet qui démantèle le réseau : 101 arrestations. Vinçon, Ross et Le Netter seront fusillés le 27 novembre 1942 au Mont-Valérien. Mme Lardon sera déportée et ne reviendra pas.
Un autre réseau s’occupe de renseignement : le réseau Alliance. Eugène Monnier se fait embaucher à la Base sous-marine après sa démobilisation. Il est sollicité par un collègue pour fournir des renseignements techniques sur les sous-marins et accepte sans d’ailleurs connaître le nom du réseau, qu’il n’apprendra qu’à la fin de la guerre, en même temps que le nom de celle qui le dirige : Marie-Madelaine Fourcade.

Organisation de sabotages
Emile Bertho témoigne (2). Démobilisé le 26 avril 1940, il est contacté le 2 septembre par Gérard Périco et Fernand Beccard. Ceux-ci sont depuis juillet en liaison avec Marcel Paul (3), chargé de regrouper les militants communistes du département. Au début, « l’action des groupes nazairiens consistait en distribution de tracts puis la nécessité est arrivée de mener des actions de sabotage, en particulier à la Base sous-marine » où il travaille avec Amiable, Auguste Mahé, Roger Ollio et Roger Ménard. « Il fallait aussi héberger les clandestins comme Amiable, pourvoir à leur ravitaillement et organiser la solidarité avec le groupe interné à Châteaubriant ». Pour compléter, ils rassemblent des renseignements sur la Base : plans, photos etc.
Jean Struzzo participe, « presque quotidiennement », avec son groupe : Léon Delavallée, Pierre Viaud, Le Moulec à des sabotages dans les magasins de la Kriegsmarine, aux chantiers de la Loire et dans les dépendances de la forme Jean-Bart : « arbres à cames, compresseurs graissés à l’acide, bogies de wagons à la poudre d’émeri, pièces détériorées à l’emballage etc ». Il estime que les sabotages effectués par leur petit groupe représentent des milliers d’heures de travail. Ils sont en relation avec Boulay, un brigadier des douanes qui a organisé des groupes de résistance parmi les ouvriers qui travaillent à la construction du Mur de l’Atlantique. Il sera déporté et mourra en camp de concentration.

Le sabotage de l’Arado
L’Arado est un prototype, terminé et en état de marche, d’hydravion de reconnaissance. Il trône sur un vaste chariot dans le bâtiment 73 à la SNCAO(4). René André est le responsable des Jeunes du Front National (5)."Adrien Berselli, un camarade du groupe propose de saboter l’Arado. Sa proposition est acceptée. Jean Dréan, l’artificier, fabrique l’engin explosif. Je le rentre dans l’usine dans une musette et le camoufle dans mon coffre à l’atelier de chaudronnerie. Le mardi de la Pentecôte 42, Adrien arrive tôt avant l’embauche. Il dépose l’engin dans la carlingue, fixe l’explosif sur un flotteur, allume la mèche et se sauve. Quelques minutes avant l’embauche, c’est l’explosion". Un flotteur est détruit, la carlingue est percée de trous, le prototype est inutilisable. Les Allemands sont furieux, mais le secret est bien gardé. Aucune arrestation ne sera opérée.

Création de l’OS (organisation spéciale)
L’OS est une organisation de combat créée par le parti communiste. C’est l’embryon des Francs-Tireurs et Partisans(6).Selon Georges Girard, la Loire-Inférieure est l’une des premières régions à constituer des groupes d’OS vers novembre 1940 à Nantes et Saint-Nazaire. "Nous étions conscients de la nécessité d’agir contre l’occupant. Nous étions des jeunes assez « casse-cou », dit-il, « Guy Lelan, Jean Dréan, Albert Rocheteau, Marcel Pichard, Roger Ménard et moi ». Ils récupèrent des armes. Ils apprennent comment pénétrer la nuit à l’Eden-Parc, un hôtel où logent des officiers et savent où sont entreposées leurs armes. Ils récupèrent ainsi des révolvers et des mitrailleuses. Ils sont en étroite relation avec des Républicains espagnols internés à Gron, qui ont l’expérience de la guérilla urbaine et la leur font partager.
Albert Rocheteau raconte qu’une nuit avec G. Girard, ils sautent par dessus le mur de clôture où les Allemands entreposaient des dizaines de camions et de jeeps, place de l’Abattoir. Après avoir siphonné les réservoirs, ils arrosent d’essence les bâches, les pneus, le sol. Ils entendent un ronflement sonore et découvrent un gardien qui roupille dans une remorque. Ils le réveillent et lui disent : « Barre-toi en vitesse ». A sa suite, ils enjambent le mur et Georges jette son briquet allumé. De gigantesques flammes jaillissent. « Il fait clair comme en plein jour ». En avril 1942, ils décident de faire sauter la permanence de la LVF(7) rue Amiral Courbet. Guy Lelan fabrique la bombe. Vers 5h du matin, ils se dirigent vers la permanence. Pendant que Georges fait le guet, révolver au poing, A. Rocheteau glisse la bombe sous le rideau de fermeture. Il allume et le trio décampe. Les vitres volent en éclat. Les officiers allemands qui logent dans l’hôtel à côté s’affolent et hurlent. Le lendemain, les Allemands arrêtent 11 otages, qui sont incarcérés au camp de Ker Faouet mais seront relâchés quarante-huit heures plus tard.
Albert Rocheteau, par deux fois, est arrêté et emprisonné. Par deux fois il s’évade et continue le combat. Au cours d’un accrochage à Genrouët avec une patrouille allemande, lors d’une tentative de récupération d’armes, il reçoit une balle dans la cuisse. A la formation de la Poche, il s’engage dans le 2ème Bataillon FTP, participe à de nombreuses actions et est sérieusement blessé par l’éclatement d’une mine.
Georges Girard, arrêté, interné, s’évade en profitant du bombardement de la prison. Il rejoint la région parisienne et participe à l’Etat-major du colonel Fabien sous le nom de commandant Conan. Pendant l’insurrection de Paris, il est blessé par une balle à l’épaule et au bras gauche sur les quais de la Cité.

Guy Lelan, Fernand Mougenot et Jean Dréan, trop repérés, s’éloignent de St-Nazaire et poursuivent leur activité dans la région nantaise. Avec dix de leurs camarades : Armand Loyen, Jean Fraix, Marcel Bosquet, Louis Bâle, André Rouesné, Joseph Colas, Paolo Rossi, Henri Gauthier, Guy Jamet et Denise Ginollin, ils sont arrêtés et torturés par le SPAC (8). En août 1943, ils comparaissent devant un tribunal allemand(9) qui les condamnent à mort, sauf Denise Ginollin qui est déportée. Ils seront fusillés le lendemain -25 août 1943 - à Nantes, au champ de tir du Bêle. Une cérémonie d’hommage y est organisée chaque année en février.

Les jeunes dans la Résistance
Militant des Jeunesses communistes, Alfred Hémery dit « qu’il est devenu résistant tout naturellement par sa connaissance du nazisme ». Après l’embarquement des troupes anglaises et polonaises du 15 au18 juin1940 (10), il détruit, en tirant avec une mitrailleuse anti-aérienne, plus de 200 camions « pour qu’ils ne tombent pas intacts aux mains de l’ennemi ». A la masse il casse des delcos, fend des blocs-moteurs. Dès l’arrivée des Allemands les jeunes du groupe, ont multiplié les sabotages, coupant à plusieurs reprises les lignes téléphoniques entre St Nazaire et le camp de Trignac. Ils sabotent les camions. Ils enlèvent les panneaux de signalisation de St-Nazaire à Montoir. « Tout cela pour créer un climat d’insécurité et affaiblir le moral des troupes allemandes ». Ils distribuent de nombreux tracts et journaux du Front national.
Hémery est arrêté avec Louis Cadro aux chantiers de Penhoët, lors d’une distribution de tracts appelant à une manifestation le 14 juillet 1942. Les gendarmes français veulent savoir qui est derrière les sabotages commis dans la région et « surtout savoir qui a saboté l’Arado ». Ils perquisitionnent chez les parents des jeunes arrêtés. Alfred Hémery avait caché son 7,65 hors de la maison. Il est transféré à Nantes au siège du SPAC où on lui pose sans cesse la même lancinante question : qui a saboté l’Arado ? Les Allemands ne l’ont jamais su. En juillet et août 1942, de nombreux jeunes communistes sont arrêtés aux chantiers et à l’usine d’aviation : Maurice Sculo 16 ans, Adrien Berselli, Jules Busson, Louis Gravouil, Jules Pichon, Yves Soubil, René Louis, André Travaille, Odette Dréan, Clodic. Ils sont jugés par la Cour martiale de Rennes le 4 février 1943, condamnés de 1 à 3 ans de prison. Maurice Sculo est libéré en raison de son âge ainsi que Clodic et Soubil. Hémery écope d’un an. Il fait le circuit de nombreuses prisons : Beaugé, Vitré, Rennes, Laval, Paris puis le 23 septembre 1943, il part de Compiègne pour Buchenwald d’où il est revenu le 28 juillet 1945, pesant 37 kg.
D’autres jeunes du groupe connaîtront l’enfer des camps : Cadro, Busson, Berselli, Gravouil, Pichon, Louis, Travaille et Odette Dréan. Ils sont tous revenus sauf Berselli. Dans les derniers jours d’avril 1945, 8 à 10 000 déportés de Neuengamme embarquent en rade de Lübeck sur quatre navires que les bombardiers anglais attaquent et coulent. Les déportés, dont Berselli, périssent asphyxiés dans les cales, noyés ou mitraillés par les SS. Tragique erreur ?

Bibliographie
AREMORS, Saint-Nazaire et le mouvement ouvrier, t. 3 - 1939-1945, éditions Aremors, 1986
HAUDEBOURG Guy, Nantes 1943, Fusillés pour l’exemple, Geste éditions, 2014

Notes
1 - François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006
2 - Les témoignages cités ont été recueillis par les auteurs du collectif Aremors
3 - Marcel Paul sera déporté à Buchenwald et nommé Ministre de la Production industrielle à la Libération
4- SNCAO : en application de la loi de nationalisation des industries aéronautiques du 11 août 1936, Loire-Nieuport devient la Société nationale des constructions aéronautiques de l’ Ouest
5 - Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, créé en mai1941
6 - FTPF : Francs-Tireurs et Partisans Français, prolonge l’OS vers la fin de 1941 pour développer la lutte armée.
7 - LVF : Légion des volontaires français contre le bolchévisme, collaborant avec la Wehrmacht.
8 - Le SPAC : Service de Police Anti-Communiste
9 - Le « procès » des 16 - s’est déroulé en août 1943, à la suite d’un premier « procès » (dit des 42), en janvier 1943 : 50 exécutions au total
10 - L’embarquement des troupes anglaises et polonaises en juin 1940. Voir notre article sur la tragédie du Lancastria Pire que le Titanic : la tragédie du Lancastria

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