Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant de Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

Nous refusons les restrictions d’accès aux archives

Nous dénonçons une restriction sans précédent de l’accès aux archives contemporaines de la nation.

Déclaration de Christian RETAILLEAU,
président du Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

Le Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure partage l’inquiétude des historiennes et historiens face aux restrictions sans précédent de l’accès aux archives publiques, notamment celles du ministère de la Défense pour la période 1940 - 1969. Elles sont devenues, de fait, inaccessibles.

Cette situation découle d’une décision administrative récente, en contradiction avec la loi de 2008 sur l’ouverture des archives. Elle impose, notamment au personnel du Service historique de la défense (SHD) de vérifier pour chaque document s’il a fait l’objet d’une procédure de classement au titre du secret-défense. Or les faibles moyens humains dont dispose le SHD, au regard des kilomètres de linéaires archivés, rendent cette tâche titanesque impossible. Notre expérience nous permet de témoigner de la durée déjà excessivement longue des délais de communication. Au-delà du SHD, toutes les archives publiques sont concernées. La période 1940 - 45 est particulièrement visée. Ces restrictions ne permettront pas aux chercheurs de progresser dans la connaissance de cette période fondatrice de notre société contemporaine.
C’est le travail des historiennes et historiens, ainsi que celui des archivistes, qui est remis en cause. De même que le droit des citoyens à connaître leur Histoire. Notre Comité considère que le travail de mémoire doit reposer avant tout sur un travail d’histoire, c’est pourquoi il s’associe aux démarches* engagées par les professionnels pour faire annuler cette décision administrative totalement abusive. Sans cette annulation, il existerait une impossibilité d’accéder à des archives pourtant communicables de plein droit.
Nantes, le 22 février 2020

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-nous-d%C3%A9non%C3%A7ons-une-restriction-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent-de-l-acc%C3%A8s-aux-archives-contemporaines

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