res5.jpg
Gilbert Brustlein

Né le 20 mars 1919 à Paris (XIIe arr.), mort le 25 février 2009 ; chômeur puis employé ; résistant communiste ; participe aux premiers attentats contre des officiers allemands, à Paris le 21 août 1941 et à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) le 20 octobre 1941.

Les auteurs de l’attentat contre le Feldkommandant Hotz, le 20 octobre 1941, sont Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et Spartaco Guisco. Seul Gilbert Brustlein échappe aux arrestations.

res5.jpg

La presse se déchaîne contre les résistants, systématiquement traités de « terroristes ».

Orphelin de père – celui-ci, d’origine alsacienne lointaine, décéda peu après sa naissance des suites de blessures de guerre -, Gilbert Brustlein fut élevé par sa mère, une tapissière à façon installée faubourg Saint-Antoine (XIe arr.). Interne à l’école professionnelle Dorian de sept à seize ans, il apprit le métier de souffleur de verre. Doué pour les études, il passa le brevet élémentaire pour pouvoir préparer à l’école Arago le concours d’entrée à l’École normale. Mais recalé, déçu dans ses ambitions, il entra dans la vie active à l’automne 1936. Ballotté entre chômage et petits boulots, il courut d’échecs en désillusions : à dix-huit ans, il tenta de mettre fin à ses jours. Il noua des amitiés avec des lycéens de son quartier qu’il retrouva aux Auberges de jeunesse. Ce fut à l’occasion des nombreuses parties de camping organisées le week-end qu’il s’initia au communisme.

En 1939, appelé sous les drapeaux, il suivit les cours de l’école des officiers de réserve avant d’être muté dans l’intendance en raison d’une forte myopie. Replié à Angoulême, il a été fait prisonnier par les Allemands après le 24 juin. Quelques jours plus tard, grâce à la complicité de camarades ajistes, il s’évada de la gendarmerie où il était retenu prisonnier et revint à Paris en vélo. Il retrouva son quartier et se fit démobiliser officiellement fin juillet. Cherchant à adhérer au Parti communiste, il fut mis en relation en août 1940 avec des membres des Jeunesses communistes par l’intermédiaire de l’Union sportive ouvrière du XIe, arr. club omnisport affilié à la FSGT, qui camouflait leurs activités. Il adhéra à l’organisation clandestine, ce qui, affirmait-il dans ses mémoires, donna alors sens à sa vie : « Depuis mon adhésion au communisme, je combats pour construire, je ne suis plus un chômeur inutile. »
Tout en vendant de la bonneterie sur les marchés, il se livra à l’action clandestine, distribua des tracts, inscrivit des slogans, participa à des réunions, fit preuve d’allant et de courage, qualités qui lui valurent d’être responsable de quartier à l’automne 1940. Arrêté le 12 janvier 1941 en possession d’une brochure communiste, il fut, faute de preuves, relaxé deux jours plus tard et reprit sa place au sein des Jeunesses clandestines. À l’été 1941, il participa aux prises de parole organisées par les JC puis rejoignit les « Bataillons de la jeunesse », leur bras armé. Il fut d’emblée nommé responsable de l’Est parisien et, à ce titre, dirigea sept combattants. Inexpérimenté, ne sachant rien ou presque du maniement des armes, son groupe perpétra une vingtaine d’attentats dont la plupart se soldèrent par des échecs. Le 21 août 1941, pourtant, les Bataillons de la jeunesse signèrent leur première action d’éclat lorsque leur responsable militaire national, [Pierre Georges, futur [colonel Fabien<-50415], assisté de G. Brustlein, tua à la station de métro Barbès l’aspirant de marine Alfons Moser. Un second attentat revêtit une importance capitale dans le parcours résistant de G. Brustlein. Dépêché à Nantes en compagnie de deux autres combattants parisiens, il remplit sa mission en exécutant le Feldkommandant de Loire-Inférieure, Karl Hotz, le 20 octobre 1941. L’attentat fit grand bruit en raison de l’ampleur des représailles ordonnées par Hitler : le 22 octobre 1941, 48 otages furent passés par les armes à Nantes, Paris et Châteaubriant. Conjointement, la traque s’organisa. Suite à une dénonciation, la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris parvint rapidement à démanteler le groupe Brustlein. Dès le 30 octobre 1941, ses plus proches compagnons furent appréhendés puis, après avoir été interrogés, furent livrés aux Allemands. Ces derniers les fusillèrent, après jugement, le 9 mars 1942. G. Brustlein échappa à la curée. Pris en charge par Conrado Miret-Must, premier responsable de l’OS unifiée (organisation spéciale regroupant les bras armés de la MOI, du Parti et des JC), il fut caché avenue Debidour (XIXe) dans un appartement servant de dépôt d’armes à l’OS. Activement recherché, sa tête était mise à prix tant par les Allemands (quinze millions de francs) que par les autorités françaises. Une somme exorbitante qui témoigna du rôle capital qu’à tort lui prêtèrent les forces de l’ordre et la presse qui le qualifia de « juif de Suisse » et en fit un « agent direct du Komintern » et un « dignitaire du Parti ». Suite à une imprudence, le dépôt tomba et, avec lui, des dizaines de militants mais G. Brustlein avait déjà pris la poudre d’escampette. Tenu responsable de la perte du dépôt, il semble que Gilbert Brustlein ait été condamné à mort par le Parti communiste ; du moins, l’affirme-t-il dans ses mémoires et ses propos sont corroborés par le témoignage de Maroussia Naïtchenko. Seul, il parvint en zone libre, franchit les Pyrénées, fut interné en Espagne avant de gagner l’Angleterre à l’été 1942 où il s’engagea dans les Français Libres, non sans avoir fait son rapport à l’ambassade d’URSS. Après un séjour de plusieurs mois, il fut envoyé en Algérie. De retour à Paris en novembre 1944, il apprit que sa mère était morte à Auschwitz.

Sa mère, Suzanne Momon, suite à l’identification de son fils, fut arrêtée et incarcérée à la prison de la Petite-Roquette, au fort de Romainville en août 1942 puis au camp de Compiègne et déportée par le convoi du 24 janvier 1943 à Auschwitz où elle décéda, du typhus ou assassinée, en février 1943.

G. Brustlein reprit contact avec les JC du XIe, entreprit des études de comptabilité, milita dans sa cellule et diffusa la presse communiste sur les marchés. Il sortit de l’anonymat lorsque le 20 avril 1950, l’Humanité dimanche évoqua pour la première fois sa participation aux attentats de Barbès et de Nantes puis il retomba dans l’oubli jusqu’à ce qu’ Albert Ouzoulias  dix-sept ans plus tard, le sollicite pour la rédaction de son ouvrage sur les Bataillons de la jeunesse. Entre-temps, en 1952, dénonçant le sectarisme du Parti, G. Brustlein avait déchiré sa carte. Vint le temps des calomnies : il fut accusé à la fois d’avoir donné son groupe, d’avoir fait tomber le dépôt, d’avoir été retourné par la Gestapo et de ne s’être pas dénoncé aux Allemands, évitant ainsi aux otages d’être fusillés. À Nantes, régulièrement, chacune de ses déclarations dans la presse déclencha une avalanche de courriers hostiles. Ces accusations, injustifiées, restaient toujours vivaces lorsque le 22 octobre 1991, il fut jeté à terre par le service d’ordre de Georges Marchais alors qu’il tentait de prendre la parole pendant la cérémonie commémorant la fusillade des otages à Châteaubriant. En 1994, le procès en diffamation qu’il gagna contre un auteur nantais qui sous-entendait qu’il était un agent allemand semble avoir mis fin provisoirement à la polémique.

Retraité, marié en mars 1956 à Paris (Xe arr.), G. Brustlein résidait toujours dans le XIe. Ce pionnier de la résistance armée n’a jamais reçu la médaille de la Résistance.

Un quartier et un lycée professionnel portent son nom à Mulhouse, ville alsacienne, dont sa famille est originaire.
Une salle du musée de Nantes est consacrée pour partie à son action de résistance.

SOURCES : Entretiens de l’intéressé avec les auteurs. — Archives : APP GB49.0151 — Paris-Midi, Le Matin, Les Temps nouveaux, 5 au 7 mars 1942. — Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier ; Éditions de Minuit, 1965. — Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la jeunesse, Éditions sociales, 1967. — Maroussia Naïtchenko, Une jeune fille en guerre, Éditions Imago, 2003. — Jean-Marc Berlière, Franck Liaigre, Le sang des communistes, Fayard, 2004. — http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Brustlein.

OS : l’organisation spéciale

De l’Organisation spéciale aux Francs-tireurs et partisans

L’Organisation spéciale (OS) est, au moment de sa création par le PCF (été 1940), destinée à protéger les militant(e)s prenant la parole sur les marchés, aux portes des usines ou menant des manifestations. On peut considérer que l’organisation des évasions du camp de Choisel en Châteaubriant relève de cette première OS encore informelle en Loire-Inférieure. Les militants sont d’ailleurs ceux qui ont participé avec Marcel Paul à la collecte d’armes en juillet-août 1940 ou qui participeront à la lutte armée par la suite.

La seconde génération de l’OS, organisée à l’automne par Jean Vignau-Balous, vise expressément la lutte armée. Ses membres servent de soutien logistique aux jeunes communistes – Marcel Bourdarias, Spartaco Guisco et Gilbert Brustlein – venus de Paris exécuter le Feldkommandant Hotz le 20 octobre 1941. Jusqu’à l’été 1942, tous les rapports de police ne parlent que d’OS – que la police traduit d’abord par «organisation secrète» – et les militants qui participent aux actions armées et qui sont arrêtés à cette période se considèrent comme membres de l’OS.

Ce n’est qu’à la fin de l’été 1942 qu’un tract rédigé par Jean Vignau-Balous parle de Francs-tireurs et partisans. Ceux-ci sont le regroupement de l’ancienne OS, des Brigades de la Jeunesse (qui n’existent pas en tant que telles en Loire-Inférieure, les JC étant dans l’OS) et des groupes de la Main d’Oeuvre Immigrée (MOI), représentés en Loire-Inférieure par le Parti Communiste espagnol. De fait, OS et FTP se confondent.

Francs-Tireurs et Partisans

La définition allemande des francs-tireurs

… « accusés du crime d’être des francs-tireurs. Ils ont, sans qu’ils aient été membre d’une armée reconnaissable par des signes distinctifs extérieurs reconnus par le droit international, porté des armes et autres moyens de combat et ont détenu ceux-ci avec l’intention de s’en servir contre l’armée allemande, de tirer sur ses membres et de commettre des actes qui, d’après les lois de la guerre, ne peuvent être accomplis que par les membres d’une puissance armée en uniforme.
Ces accusés étaient membres d’une organisation communiste qui avait pour but de résister à l’armée allemande avec tous les moyens à sa disposition. »

Docteur Gottloeb, Procès des 42, Nantes, janvier 1943.

Torture au commissariat central de Nantes

Lettre passée clandestinement à sa femme par Henri Lefièvre (8 octobre 1942)

Quoique ça a été très dur. J’ai été deux heures et demi sous les coups ; je t’assure que je n’étais pas beau à voir pendant huit jours. Trois jours sans pouvoir manger que du raisin ; enfin ça se tasse. Encore mal aux côtes.

Lettre passée clandestinement à sa femme par Claude Millot (12 février 1943)

Au début, nous avons eu à endurer les coups et la torture. Ce fut odieux. Pour moi, un mois de cette existence, menottes aux mains.

Mise en garde
Exemple de collaboration des autorités françaises

Un exemple de collaboration franco-allemande dans la recherche des francs-tireurs :

Les méthodes allemandes sont clairement justifiées par la criminalisation des résistants.

Mise en garde
Mise en garde

Gaêtan Rondeau Maire de Nantes.

Phillipes Dupard est Préfet de Loire Inférieure.

Arrestation de Marin Poirier
La difficile naissance de la Résistance en Loire-Inférieure

LA DIFFICILE NAISSANCE DE LA RÉSISTANCE EN LOIRE-INFÉRIEURE (1940-1942)

Depuis l’été 1940, le département a vu naître de nombreuses formes de résistance spontanée à l’occupation.

Parallèlement, diverses organisations se sont mises en place, tel le comité d’entente des anciens combattants de 14-18 (Léon Jost, Alexandre Fourny) qui fait évader de nombreux soldats français prisonniers des Allemands vers la zone non occupée.

C’est aussi à ce moment que les premiers réseaux se créent (Bocq-Adam, Marcel Hatet, Marcel Hévin) et entrent en relation avec les envoyés de Londres (D’Estienne d’Orves ou le colonel Rémy). Des militants syndicaux entrent en contact avec la direction nationale de Libération-nord.

Mais la plupart de ces premiers résistants sont rapidement arrêtés.

Arrestation de Marin Poirier
Arrestation de Marin Poirier

Marin Poirier, cheminot socialiste, est le premier Nantais fusillé pour avoir participé à l’évasion de nombreux prisonniers de guerre français et les avoir aidés à passer en zone non-occupée – dans le cadre du groupe des Anciens combattants dirigés par Léon Jost. Il est aussi accusé d’avoir commis des attentats contre l’armée allemande (avec le groupe Bocq-Adam).

Depuis Septembre 1939, le Parti communiste français est interdit. Jusqu’au printemps 1941, la principale activité résistante des communistes qui se réorganisent clandestinement est la confection de tracts et de papillons principalement dirigés contre le régime de Pétain, ce qui amène l’internement au camp de Châteaubriant de nombre d’entre eux.

Camp de Choisel 1941
Camp de Choisel 1941

Autour de Marcel Paul, un petit groupe de militants récupère des armes.

A partir de l’attaque allemande contre l’URSS, le 22 Juin 1941, le PCF organise la lutte armée en créant l‘Organisation spéciale (OS). À Nantes, elle est mise sur pied par Jean Vigneau-Ballous. Au tout début, à Nantes, cette OS se confond avec les Bataillons de la jeunesse, organisation armée des Jeunesses communistes. Elle sert de logistique aux jeunes communistes venus de Paris exécuter le Feldkommandant Holtz le 20 octobre 1941.

L’exécution des 48 otages le 22 octobre et les arrestations massives de militants communistes obligent à la réorganisation de l’OS et retardent les sabotages.

CHAUVIN Auguste, Henri

Né le 27 février 1910 à Nantes, section de Chanrenay (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), fusillé le 13 février 1943 à Nantes ; chaudronnier ; militant communiste de Loire-Inférieure ; résistant OS puis FTPF ; Procès des 42.

Fils de Auguste Chauvin, coupeur en fer-blanc et de Jeanne Lechat, ménagère, le jeune Auguste Chauvin devint orphelin à l’âge de quatre ans, son père décéda en 1914 de maladie. Il avait une sœur aînée handicapée. Sa mère prit la place de son père comme coupeuse de fer blanc pour les conserveries. La famille habitait 7 Chemin du Bois Haligand à Nantes. Le jour de ses 13 ans, Auguste Chauvin entra comme apprenti chaudronnier à l’usine « Courtois Delezy à Chantenay. A 16 ans, il fut embauché comme jeune ouvrier à l’usine de locomotives Batignolles-Chatillon (LBC) en 1923, puis trois ans plus tard comme chaudronnier. Il n’avait pas de lien de famille avec Eugène Chauvin, même s’ils travaillaient tous les deux aux Batignolles et habitaient Chantenay. Licencié en août 1929 à cause de la crise, il travailla alors dans diverses entreprises de travaux publics et effectua son service militaire dans la marine en 1931-1932. Réembauché en 1934 aux LCB, il adhéra au Parti communiste en 1936.
Mobilisé comme affecté spécial à Lorient, puis à Guérigny (Nièvre), il revint à Nantes en juillet 1940 et fut démobilisé en janvier 1941. En août 1940, il découvrit un camion chargé de fusils sur la route de Pont-Saint-Martin (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Ces armes furent récupérées par Marcel Paul et entreposées chez les Michel à Saint-Sébastien-sur-Loire. Il participa à la réorganisation clandestine du Parti communiste. En août 1941, suite à une distribution de tracts communistes dans son usine, la police nantaise fut chargée de l’arrêter, en vain, et la perquisition de son domicile ne donna aucun résultat. C’est à cette date qu’Auguste Chauvin entra dans la clandestinité avec plusieurs de ses camarades des Batignolles, pour participer, sous le pseudonyme d’Henri Brunelière, aux activités de l’OS, puis des FTP. Le groupe de FTP mené par Raymond Hervé et Louis Le Paih commit de nombreux attentats contre l’armée allemande et les collaborateurs nantais dans les années 1941-1942. Ainsi, en avril 1942, avec Turpin et Le Paih, Auguste Chauvin participa à un attentat contre une ligne électrique et à la destruction du pont roulant de l’usine des Batignolles qui travaillait pour l’Allemagne. Poursuivis activement par les polices allemande et française, la plupart des membres du groupe furent arrêtés.
Auguste Chauvin fut arrêté le 13 août 1942 avec Raymond Hervé par le Service de Police Anticommuniste (SPAC). Le 1er septembre 1942, il épousa en prison Marie-Madeleine Fallourd-Maisonneuve avec qui il vivait depuis 1940 et qui accoucha quelques semaines plus tard de leur fils Jean. Il réussit à lui transmettre clandestinement des lettres lui donnant notamment des nouvelles de ses codétenus résistants espagnols, comme Miguel Sanchez Tolosa. Ces lettres ont été publiées en 2003 par son fils Jean, dans L’ORIBUS N° 58 (http://www.oribus.fr) sous le titre « Lettres d’un héros ordinaire ».
Jugé par le tribunal militaire allemand FK 518 à partir du 15 janvier 1943, dans le cadre du procès dit « des 42 », condamné à mort pour « activités de franc-tireur », il a été fusillé sur le terrain du Bêle à Nantes. À l’issue du procès, il déclara : « C’est un honneur pour un Français de mourir sous les balles allemandes. » Une cellule nantaise du PCF porte son nom. Il fut homologué lieutenant FFI à la Libération et reçut la Légion d’honneur, la Croix de Guerre et la médaille de la Résistance.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée suivant décision du Secrétaire général aux anciens combattants en date du 14 février 1945.
Son épouse, née le 5 octobre 1903 à Nantes, veuve en 1936 de Camille Maisonneuve dont elle eut deux enfants, travaillait elle aussi aux Batignolles, le couple était domicilié Cité Halvêque , 49e Rue, n°6, . Elle hébergea Léon Mauvais après son évasion de Châteaubriant le 19 juin 1941 et, par la suite, plusieurs autres responsables de la résistance communiste. Pour cela, elle fut traduite devant la « Section Spéciale de la Cours d’Appel de Rennes » le 20 mai 1943 et « relaxée au bénéfice du doute ». Membre du Comité départemental de libération en 1945, Marie-Madeleine Chauvin mourut le 19 octobre 1961.

Pour citer cet article :

https://maitron.fr/spip.php?article19708, notice CHAUVIN Auguste, Henri par Jean-Pierre Besse, Guy Haudebourg, Jean Chauvin, version mise en ligne le 10 mars 2015, dernière modification le 28 décembre 2021.

Auguste Chauvin
La résistance armée communiste

Les Francs-tireurs et partisans (FTP)

En 1942, les membres de l’OS qui participent directement aux actions de sabotage ou aux attentats contre des soldats allemands et des collaborateurs sont regroupés dans quatre groupes : un nantais, deux rezéens et un nazairien.

Leurs responsables inter-régionaux sont Louis Le Paih et Jean Vignau-Balous tandis que Marcel Brégeon est responsable départemental.

Rezé Pont-Rousseau Maurice Lagathu

Robert Douineau
André Guinoiseau
Maurice Jouard
André Rouault
Yves Brisson, chargé de créer un groupe rural, agit alors avec Lagathu

Rezé

Félicien Thomazeau

Georges Barbeau
Albert Brégeon
Marcel Duguy

Nantes

Auguste Chauvin
Auguste Chauvin

André Pérocheau

Auguste Chauvin
Valentin Cléro
Marcel Danigo
Raymond Hervé
Gaston Turpin

Saint-Nazaire

Georges Girard
Guy Lelan
Albert Rocheteau
Ce groupe agit de façon autonome

Parti communiste espagnol

Benedicto BLANCO DOBARRO
Basilio BLASCO MARTIN
Ernesto PRIETO HIDALGO
Miguel SANCHEZ TOLOSA

Les contacts avec le PCF sont effectués par Alfredo GOMEZ OLLERO

Ces militants sont tous issus du PCF et de la JC.

Si, au début de leur action, presque tous conservent leur activité légale, progressivement, à mesure que la traque policière se fait plus forte, certains passent dans l’illégalité. C’est le cas, par exemple, de Raymond Hervé ou de Marcel Brégeon.

Voir photos

Bureau d'embauche
Faits d’armes

LES PRINCIPAUX FAITS D’ARMES DES FTP

La première action authentifiée de l’OS nantaise – après l’exécution du colonel Hotz le 21 octobre 1941 – est la tentative de sabotage d’un pylône électrique, route de Clisson le 29 novembre 1941.

Dans la région nazairienne, les premiers sabotages se situent en avril 1942.

De novembre 1941 à août 1942, date des principales arrestations, la quasi totalité des actions armées menées dans les régions nantaises et nazairiennes et relevées par les autorités françaises sont à porter au compte des groupes de l’OS.

Ces actions sont essentiellement des sabotages.

Attentat contre le bureau de la main d’œuvre pour l’Allemagne, juillet 1942

Bureau d'embauche
Bureau d’embauche

À côté, on relève des attentats contre les « collaborateurs ».

Il faut attendre juin 1942 pour qu’une attaque ait clairement comme but la mort de soldats allemands : l’attentat contre l’Hôtel de la Duchesse Anne.