Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant de Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

La résistance

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Table des matières

Généralités

La traque des terroristes

LA TRAQUE DES « TERRORISTES » Dès les premiers sabotages, les polices et autorités françaises et allemandes en recherchent activement les auteurs, alliant les mesures

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Automne 42

« AMI SI TU TOMBES » Les arrestations de l’été 1942 ont totalement décapité l’organisation communiste tant du point de vue militaire que politique. Dès l’automne 1942,

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Les mouvements

Saint-Nazaire - La poche

La libération

Le CNR et son programme

Les étrangers

L'affiche rouge et les Républicains espagnols

Les réfugiés espagnols

Lorsqu’arrivent, à Châteaubriant, les premiers réfugiés espagnols fuyant le régime franquiste, au tout début du mois d’avril 1939, la Guerre d’Espagne retentit jusqu’à la cité

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Les jeunes dans la résistance

11 novembre 1940 : le drapeau tricolore flotte sur la cathédrale de Nantes !

Ce 11 novembre 1940, a une importance toute particulière. Non seulement le souvenir de la Première guerre mondiale est vif mais il s’agit du premier 11 novembre sous l’Occupation. Nantes vit à l’heure allemande depuis six mois. Les vaincus de 1918 décrètent, avec l’appro-bation des autorités « françaises » que ce 11 novembre ne sera pas férié et que tout ras-semblement sera interdit. C’est l’humiliation de trop ! Depuis l’été, différents signes montrent que tout le monde ne se résigne pas à l’Occupation, pas plus qu’à la Collaboration. Des papillons fustigent « le boche et le macaroni », le préfet signale des actes de sabotage de lignes téléphoniques militaires. Ces actes de refus s’inten-sifient à l’automne. Le 1er novembre, le commissaire principal signale au préfet la décou-verte de papillons « Vive de Gaulle » collés sur les devantures de magasins du centre ville. Le même jour des incidents – des sifflets du public – se sont produits au cinéma Olympia pen-dant les actualités allemandes. Le lendemain, il rend compte de « faits qui dénotent l’esprit

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Il y a 22 ans, le 11 novembre 1918, la France était dans la joie de l’Armistice et de la Victoire. Chaque année, depuis cette date mémorable, le pays tout entier célébrait le 11 novembre. La France n’évoquait pas seulement, en ce jour, la victoire, mais elle honorait les héros qui avaient donné leur vie pour que ceux qui viendraient derrière eux puissent vivre dans la liberté et dans la paix. Etudiants, étudiantes, il faut, malgré l’interdiction donnée, célébrer cette année aussi le 11 novembre. N’assistez pas au cours lundi prochain. Ce sera une manifestation qui produira son effet sur l’esprit boche. Il faut que nous résistions passivement ; un jour viendra où nous pourrons changer de méthodes et célébrer à nouveau le 11 novembre. Nous espérons que notre appel sera entendu et nous vous en remercions pour les vrais Français qui n’oublient pas ceux qui ont travaillé et qui ont fait leur devoir pour eux.

Les femmes dans la résistance​

Elsa Triolet dans la Résistance

« La poésie prit le maquis » écrivit Paul Eluard, évoquant l’engagement dans la Résistance d’écrivains – beaucoup de poètes effectivement, qu’il publia dans la clandestinité: L’Honneur

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Droit de vote des femmes

Les cinquante otages

Châteaubriant : Pas de point d’orgue après le 80ème anniversaire, mais un point d’honneur mis à poursuivre le travail de mémoire

Le 80ème anniversaire, qui avait rassemblé l’an dernier 6 à 8 000 personnes dans la carrière de la Sablière à Châteaubriant (Loire-Atlantique), n’était pas un point final. 2000 personnes y étaient de nouveau présentes le dimanche 23 octobre 2021, lors de la cérémonie commémorative. Il y a 81 ans, le 22 octobre 1941, 27 hommes étaient exécutés par les nazis en ces lieux. Ils étaient internés dans le camp de Choisel, à quelques kilomètres de là depuis le printemps 1941 et y étaient arrivés après un pénible périple  dans diverses prisons. Syndicalistes de la CGT au plus haut niveau  ou élus communistes, nombre d’entre eux avaient été arrêtés lors de la grande rafle organisée en octobre 1940 par la police de Pétain en accord avec les autorités allemandes d’Occupation. L’octobre sanglant de 1941, un tournant Leur exécution, en même temps que celle de 16 otages au stand de tir du Bêle à Nantes et 5 otages originaires du département au Mont-Valérien soit 48 otages au total : « Les 50 Otages », a été décidée au plus haut niveau

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Villepot rend hommage à trois fusillés de l’Octobre sanglant 1941

81 ans après leur exécution, une plaque pour commémorer la mémoire de trois des vingt-sept fusillés du 22 octobre 1941 a été inaugurée le 22 octobre 2022 à Villepot (Loire-Atlantique) dans le cadre des cérémonies du 81e anniversaire du massacre d’octobre 41. Ils s’appelaient Edmond Lefebvre, Henri Pourchasse et Jean Poulmarc’h.(liens vers leurs biographies) Tous trois syndicalistes et communistes, ils avaient été arrêtés lors de la grande rafle d’octobre 1940 opérée par la police de Pétain, en accord avec les autorités allemandes, puis détenus dans différentes prisons avant d’être internés administrativement  dans le camp de Choisel à Châteaubriant. Vingt-sept otages avaient été désignés par le Commandant militaire allemand en France Otto von Stülpnagel à la suite de l’une des premières actions armées de la Résistance, lorsque le 20 octobre trois jeunes résistants communistes ont abattu le Feldkommandant Hotz à Nantes. Choisis sur une liste transmise par le ministre de l’intérieur de Pétain, Pierre Pucheu, les 27 fusillés dans la carrière de La Sablière en Châteaubriant dans l’après-midi du 22 octobre 1941 ont été inhumés le

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Les cinquante otages

Les 50 otages, fusillés par les nazis – Les 48 qui furent fusillés par les Allemands le 22 octobre 1941 La liste fut établie par le Commandant militaire de la Wehrmacht en France Stülpnagel, avec la complicité active de Pucheu ministre de l’Intérieur, son chargé de mission Chassagne … du gouvernement de Pétain. Ceux de Châteaubriant fusillés le 22 octobre 1941 à la Sablière: Charles MICHELS, de Paris, communiste, secrétaire général de la Fédération du Cuirs et peaux, député de Paris, 38 ans Jean POULMARC’H, d’Ivry-sur-Seine, communiste, secrétaire général du syndicat de la chimie de la région parisienne, 31 ans Jean Pierre TIMBAUD, de Paris, communiste, secrétaire général de la Fédération de la Métallurgie. 38 ans Jules VERCRUYSSE, de Paris, communiste, secrétaire général de la Fédération des Textiles. 48 ans Désiré GRANET, de Vitry-sur-Seine, communiste, secrétaire général de la Fédération des Papiers et cartons. 37 ans Maurice GARDETTE, de Paris, artisan, conseiller municipal communiste de Paris 11ème, 49 ans Jean GRANDEL, de Gennevilliers, secrétaire de la Fédération postale CGT, maire communiste de Gennevilliers et conseiller

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Les Gars à la remorque

JEAN JACQUES  Inauguration de la plaque commémorative en hommage aux fusillés de la  Sablière du 19 octobre.  Octobre 1941.  Depuis un an déjà, la grande moitié Nord de la France est  occupée. Le gouvernement s’est installé à Vichy et Pétain a serré la  main d’Hitler à Montoire dans le Loir et Cher. Il collaborera.  Très vite, depuis l’appel de Jacques Duclos et Maurice Thorez,  la résistance de l’ombre s’organise.  Déjà en France, les nombreux camps d’internement se  remplissent de la politique anti-communiste, raciste, xénophobe,  élitiste menée par les nazis. Ils y puiseront leurs otages à chaque  victoire de la Résistance.  45000 prisonniers passeront par les 4 camps répartis autour de  la ville de Châteaubriant, Choisel sera celui ou seront incarcérés les  Grenier, Mauvais, Poulmarch, Granet, Timbaud et tous les  opposants communistes et syndicalistes.  Le tout récent « code des otages » mis en place par les nazis,  avec la complicité du gouvernement de Vichy, définit les priorités et  permettra à Pucheu, ministre de l’Intérieur de Pétain et grand  serviteur de la finance, de se débarrasser de ses ennemis politiques  et syndicaux qui représentaient la classe ouvrière en 36.  Le 20 octobre1941, l’exécution du lieutenant- colonel Hotz leur  donnera l’opportunité d’assassiner, dans la carrière de la Sablière,   les 27 de Châteaubriant soigneusement choisis selon ce « code des  otages ».  Parmi les 50 otages désignés, 16 passeront par les armes à Nantes et  5 au Mont Valérien à Paris.  Serge  Edmond Lefèbvre – 38 ans  Né le 17 juin 1903 à Lille (Nord)   D’abord ouvrier métallurgiste, Edmond Lefèbvre devient  employé communal à Athis-Mons (Seine et Oise), où il milite pour le  Parti communiste.  Il est arrêté dès le 6 octobre 1940 du fait de son activité  clandestine, comme d’autres militants, avant d’être placé en  internement administratif au camp d’Aincourt puis à la centrale de  Poissy. Il arrive au camp de Choisel à Châteaubriant le 5 mai 1941.  Fusillé le 22 octobre 1941 à 16h10  Chère femme et chers enfants,  Je vous envoie ces derniers mots pour vous dire adieu. Car  nous sommes une trentaine qui viennent d’être remis aux  autorités allemandes, nous savons ce que cela veut dire. Je  mourrai courageusement, soyez en sûrs. C’était mon destin.            Adieux à tous. Je vous embrasse bien tendrement une  dernière fois. J’espère que l’on vous enverra mes effets. Que les  enfants se rappellent leur père. Je ne songeais guère, lorsque je  vous ai envoyé les souvenirs, qu’ils seraient les derniers.  Adieu, chère femme. Sois courageuse ; continue à élever  nos enfants pour en faire des hommes ; moi ma tâche est  terminée.  Embrasse bien les enfants pour moi.            Ton époux et votre père.                                                                            E. Lefèvre.  P.S. – Je te joins le reste de mon argent. Préviens mes frères et  ma sœur.  ème     prénom  Maurice.    PHILIPPE  Henri Pourchasse – 34 ans  Né le 16 octobre 1907 à Paris (Seine)  Ouvrier métallurgiste à Ivry sur Seine, Henri Pourchasse est un  militant syndical et politique actif, secrétaire de la cellule communiste  de son usine et membre du bureau de sa section locale.  Il est arrêté une première fois en août 1939 lors de l’interdiction  du Parti communiste ; puis une seconde fois le 20 juin 1941 pour  avoir reconstitué illégalement un syndicat CGT sur son lieu de travail à  la Compagnie des Eaux. Placé en internement administratif, il est  rapidement transféré au camp de Choisel à Châteaubriant.  ²Fusillé le 22 octobre 1941 à 16h00                                                       Ma petite chérie,                Quand cette lettre te parviendra, je ne serai plus de ce monde. Je  voudrais, avant de mourir, te dire encore une fois combien je t’ai aimée,  combien je t’aime encore.                Surtout, élève nos enfants dans la voie où moi-même je les aurais  élevés. J’aurais voulu que Jacqueline ait son petit coffret, dernier souvenir  de son papa, comme Claude son petit avion.               Malheureusement, telle n’était pas ma destinée.  Il est douloureux, quand on est plein de santé comme je le suis, à 34 ans,  de voir ainsi sa vie se terminer. Je meurs pour mon idéal ; mes petits, eux,  le verront. Sois persuadée, ma chérie, que je mourrai tout à l’heure,  courageusement, aux cris de Vive la France, Vive le Parti Communiste.              Ne me pleure pas trop, songe à nos enfants ; élève-les bien.  Embrasse bien ma petite maman et sois bonne pour elle ; je l’aimais bien  aussi.             Embrasse mon frère, ma sœur, la Suzon et tous ceux que j’aimais.  Pour les camarades, mon fraternel salut.  On te fera parvenir mon argent et mes dernières petites affaires.  Je t’aime. Courage.                                   Il signe de son 2  Serge  Edmond Lefèbvre – 38 ans  Né le 17 juin 1903 à Lille (Nord)   D’abord ouvrier métallurgiste, Edmond Lefèbvre devient  employé communal à Athis-Mons (Seine et Oise), où il milite pour le  Parti communiste.  Il est arrêté dès le 6 octobre 1940 du fait de son activité  clandestine, comme d’autres militants, avant d’être placé en  internement administratif au camp d’Aincourt puis à la centrale de  Poissy. Il arrive au camp de Choisel à Châteaubriant le 5 mai 1941.  Fusillé le 22 octobre 1941 à 16h10  Chère femme et chers enfants,  Je vous envoie ces derniers mots pour vous dire adieu. Car  nous sommes une trentaine qui viennent d’être remis aux  autorités allemandes, nous savons ce que cela veut dire. Je  mourrai courageusement, soyez en sûrs. C’était mon destin.            Adieux à tous. Je vous embrasse bien tendrement une  dernière fois. J’espère que l’on vous enverra mes effets. Que les  enfants se rappellent leur père. Je ne songeais guère, lorsque je  vous ai envoyé les souvenirs, qu’ils seraient les derniers.  Adieu, chère femme. Sois courageuse ; continue à élever  nos enfants pour en faire des hommes ; moi ma tâche est  terminée.  Embrasse bien les enfants pour moi.            Ton époux et votre père.                                                                            E. Lefèvre.  P.S. – Je te joins le reste de mon argent. Préviens mes frères et  ma sœur.  Cette page d’Histoire, cette mémoire, au-delà d’être celles des  familles de ces hommes, sont aussi celles des gens du pays de  Châteaubriant.  Voici un témoignage que m’a transmis Patrick Pérez, ancien adjoint.   Marie Huguette Legobien née Ploteau avait presque 5 ans en 1941.  Mon grand-père, François Ploteau, âgé alors de 70 ans, habitait  à Villepot. Il s’occupait toujours de l’entretien de l’église, sonnait les  cloches, était également fossoyeur. C’est à ce titre qu’il fut  réquisitionné pour enterrer trois des fusillés de Châteaubriant.  Mon père, prisonnier en Allemagne, ma mère et moi avions  quitté Rennes après les bombardements du 17 juin 1940 pour nous  réfugier à Villepot près de la famille. Elle aidait souvent mon grand-  père pour l’entretien du cimetière et du haut de mes presque 5 ans, je  les accompagnais. Nous étions donc présents tous les trois quand les  cercueils sont arrivés.  Ma mère et moi avons alors été conduites dans une baraque à  outils comme il y en avait dans les cimetières. Elle était située à  proximité des tombes et un soldat armé était posté devant la porte.  J’étais sans cesse derrière la petite fenêtre pour tenter de voir ce  qu’il se passait. J’ai toujours la vision de mon grand-père muni de sa  pelle, refermant mes tombes.  Ma mère nous a toujours dit qu’il n’avait cessé de maugréer et  d’exprimer à haute voix, son horreur, à tel point qu’elle avait craint  pour notre vie à tous les trois.  Les cercueils avaient été fabriqués à la hâte et du sang des  fusillés avait coulé sur ses sabots. Mon grand-père n’a jamais voulu  les remettre et les a brulés.            Par la suite, mes grands-parents,  conservant des liens avec les familles, ont entretenu les tombes  jusqu’à ce que les cercueils soient exhumés.                                      Serge :  Les copains  Philippe :  Vous qui restez,  Bruno :  Soyez dignes de nous,  Jean-Jacques :  Les 27 qui vont mourir.  Après le Chant des Partisans   Avec cette 9ème inauguration, s’achève la mission que nous a confiée  le Comité local du Souvenir. Qu’il sache que nous en avons été  honorés et que nous remercions chaleureusement l’ensemble du  Comité local et départemental pour sa bienveillance à notre égard.  Nous adressons également nos remerciements aux 9 municipalités  qui nous ont toujours accueilli avec fraternité, nous donnant, une fois  de plus, l’occasion de resserrer les liens de mémoire et d’amitié qui  nous rassemblent dans le devoir de transmission qui nous anime.  Tous nos vœux de succès durable également à l’Amicale de  Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, organisatrice de la cérémonie  de la Sablière, dans la mission qu’elle s’est donnée de perpétrer le  souvenir des 27 fusillés et de tous les résistants.  Tous nos voeux dans sa volonté d’ouvrir au plus grand nombre cette  page d’histoire qui, à l’heure où beaucoup trop d’esprits malveillants 

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Allocution de Brigitte Creton et Pascal Pourchasse, petits-enfants d’Henri Pourchasse

Cimetière de VILLEPOTSamedi 22 OCTOBRE 2022 Monsieur le Maire de Villepot,Mesdames et Messieurs les membres des familles des fusillés de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt,Mesdames et Messieurs les membres de l’Amicale de Châteaubriant-Voves- Rouillé-Aincourt,Chers concitoyens,Nous sommes ici aujourd’hui pour rendre hommage à notre grand-père, Henri Pourchasse, à JeanPoulmarch et à Edmond Lefebvre, résistants, militants de la CGT et membres du PCF, fusillés parmi les27 otages de Châteaubriant, dont les corps ont été jetés au cimetière de Villepot par les nazis.Nous ne devons pas oublier qu’ils ont sacrifié leur vie pour que nous vivions libres et en paix et parcequ’ils croyaient en un monde sans pauvreté et sans violence.Rappelons leur parcours.Notre grand-père Henri Pourchasse est métallurgiste, secrétaire adjoint de la CGT de la Ville de Paris,secrétaire de la Cellule communiste de l’usine des Eaux et membre du Bureau de la Section d’Ivry-sur-Seine, lorsqu’il est arrêté à son domicile d’Ivry-sur-Seine par la police française, livré aux nazis etincarcéré à la Santé avant d’être envoyé au Camp de Châteaubriant le 15/06/1941.Il y sera fusillé dans la fleur de l’âge le 22/10/1941 ;

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Discours de M. Pierre Chauleur Sous Préfet de Châteaubriant-Ancenis

VILLEPOTSamedi 22 octobre 2022 à 14h00Monsieur le Maire et conseiller départemental,Madame la Conseillière départementale,Mesdames et messieurs les maires,Mesdames et messieurs les élus,Mme la Présidente de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt,M. le Président du comité du souvenir des héros de Châteaubriant,M. Le Président départemental du comité du souvenir,M. l’administrateur de l’UNC,Messieurs les officiers,Messieurs les Portes-Drapeaux,Mesdames et messieurs des familles des fusillés,Mesdames et messieurs,Nous voici réunis cette après-midi devant la plaque commémorative oùsont inscrits les noms de 3 des 27 fusillés du 22 octobre 1941.Nous évoquons aujourd’hui la mémoire de M. Edmond LEFEBVRE, M.Henri POURCHASSE et M. Jean POULMARC’H, trois fusillés parmi 27,inhumés ici, à Villepot, dans ce cimetière, sur l’ordre des nazis.Ils sont morts à 38 ans, à 34 ans ou à 31 ans.Ils étaient métallurgiste, employé de préfecture ou chimiste.Ils étaient d’Athis-Mons ou d’Ivry sur SeineIls étaient tous communistes.Ils se sont dressé pour défendre la dignité humaine.Ils nous laissent en héritage la fraternité, la liberté, la tolérance et lajustice.Venant du camp de Choisel à Châteaubriant, ils ont été fusillés dans laCarrière de la Sablière par les allemands,

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Allocution de Monsieur Serge Adry, Président du Comité Local du Souvenir des Héros de Châteaubriant

Cimetière de VILLEPOTSamedi 22 OCTOBRE 2022 – 14H00Monsieur le Sous-Préfet,Monsieur le Maire,Mesdames et Messieurs les élu·e·s,Mesdames et Messieurs les représentants des familles des fusillés,Mesdames et Messieurs les représentants d’associations et organisations patriotiques, politiques etsyndicales,Messieurs les Porte-Drapeaux.Mesdames, Messieurs, Cher·e·s ami·e·s,Au nom du Comité Local du Souvenir des Héros de Châteaubriant, je vous remercie pour votre présenceà cette cérémonie.Le 22 octobre 1941, 27 Résistants tombèrent sous les balles Nazis, 81 ans après nous voilà aujourd’hui àinauguré cette plaque commémorative aux noms de :• Edmond Lefebvre• Henri Pourchasse• Jean Poulmarc’hL’histoire de ces hommes sera relatée à la suite de l’inauguration de la plaque commémorative enleur hommage, plus détaillées.Une blessure jamais oubliée, rien n’est plus vivant qu’un souvenir.Ces hommes nous ont laissé la liberté en héritage, et nous voyons aujourd’hui une fois de plus, noussommes nombreux aujourd’hui pour cette inauguration de la 9ème plaque commémorative.Les années passent, mais les souvenirs restent.Depuis 81 années ont passé, le temps a effacé bien des blessures mais il n’a pas fait disparaître lescicatrices.Ces otages furent exécuté sur ordre d’Hitler mais désignés aux bourreaux

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CREUSÉ Frédéric, Amédée, Louis, Auguste, Marie

Né le 16 décembre 1920 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), fusillé comme otage le 22 octobre 1941 à Nantes ; employé municipal ; résistant gaulliste. Frédéric Creusé était le fils d’Amédée Creusé, commis-voyer à la préfecture de la Loire-Inférieure, mutilé de guerre (perte du bras droit), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, et de Marie Louise Meinot, sans profession. Il fit ses études primaires dans les écoles publiques primaires de la rue Jean-Jaurès puis dans celle de la rue Noire à Nantes. Il obtint son certificat d’études en 1933, l’année suivante il entra au cours préparatoire de l’École nationale professionnelle Livet fut admis en 1935 et y suivit quatre années d’études en spécialité électricité.A l’arrivée de l’armée allemande, il gagna le Midi de la France. Célibataire, à son retour à Nantes, il entra dans le groupe de résistance Vandernotte avec Michel Dabat, Jean-Pierre Glou et Jean Grolleau. Il était membre du groupe Bouvron de Nantes, du réseau Georges-France 31, depuis septembre 1940, et y était radiotélégraphiste et agent de liaison. Il était d’ailleurs le seul « enfant de

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